La conscience collective, c’est là que ça se passe!

C’est en écrivant le dernier article et en faisant référence au fait que «l’image d’une marque est à la merci des réseaux sociaux» que j’ai pensé écrire au sujet de la conscience collective, un phénomène qui est loin d’être nouveau, mais qui est renouvelé à travers les médias sociaux.

Tout vient du principe même des réseaux sociaux, soit de faciliter la diffusion rapide de l’information, de permettre et favoriser les réactions des individus et de permettre leur organisation. Lorsque nos politiciens parlent de l’opinion public, ils parlent de la population québécoise en général et regardent les réponses à des sondages auprès de quelques centaines de personnes pour savoir si le prochain coup sera apprécié ou non. C’était avant qu’ils ne fassent que vérifier certaines tendances de recherches sur Google, certaines réactions à du contenu partisan ou opposant aux idées en questions sur les réseaux sociaux…

J’ai 4 exemples en tête ce matin, et ils sont issus de 3 cultures différentes :

1) Le printemps arabe

C’est littéralement un changement de structure politique qui s’est fait dans ces pays du nord-est de l’Afrique, plus particulièrement en Égypte dans ce cas-ci. La population égyptienne s’est mobilisée contre un régime en place depuis des décennies à travers les réseaux sociaux et est arrivé à mettre en place un nouveau système qui se voudrait plus démocratique. Il y a toujours certaines difficultés, il ne faut pas se le cacher, par contre nous ne pouvons pas nier le rôle que les réseaux sociaux ont joué dans ce changement pour une culture musulmane issue d’une gouvernance peu démocratique.

2) Occupy Wall Street

Ceux qui n’en n’ont pas entendu parler n’ont probablement pas de connexion internet. Ce mouvement d’opposition à la centralisation des marchés boursiers et au système capitaliste repose, ou reposait, ces espoirs entièrement sur les réseaux sociaux pour propager leur message et sensibiliser la population. Encore une fois, difficile de nier l’impact que ça a eu, il y en avait plusieurs dans les rues de New York et ailleurs dans le monde, alors que nous nous trouvons pratiquement au coeur de ce qui se veut la démocratie, le capitalisme et la religion chrétienne.

3) La crise étudiante

Autre mouvement qui a principalement utilisé les réseaux sociaux pour mobiliser et sensibiliser les étudiants. D’ailleurs, dans ce cas-ci les réseaux sociaux étaient pratiquement plus un champ de bataille entre les deux idéologies qu’un message à sens unique comme dans les deux cas précédents.

4) «horses and bayonets»

Un des points tournant de la campagne présidentielle américaine de 2012. Grâce à ces mots, la stratégie militaire de Mitt Romney a été complètement ridiculisée, d’ailleurs allez voir les images après une recherche «horses and bayonets». D’ailleurs, à la fin de la campagne, cette phrase a été déclarée celle ayant eu le plus d’impact et ayant été reprise le plus souvent sur les réseaux sociaux, avant ObamaCare, l’économie et d’autres enjeux majeurs de cette élection. Ce qui devait être une simple allusion au conservatisme extrême des républicains s’est transformé en tour de force de Barack Obama.

Autre fait intéressant à ce sujet (une autre recherche à essayer) est «completely wrong». Juste à voir le nombre d’images qui concernent Mitt Romney, nous pouvions voir l’engouement des réseaux sociaux, des producteurs de contenu sur des blogues, etc., à détruire l’image de M. Romney.

Je vous laisse avec ce modèle qui tente d’expliquer la recette du printemps arabe de façon plus scientifique :

Modèle expliquant la dynamique de la conscience collective virtuelle (VCC)

Modèle expliquant la dynamique de la conscience collective virtuelle (VCC), adaptée de Marzouki et al. (2012) Cyberpsychology, behavior and social networking.

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